La migraine épisodique est définie par un nombre de jours de maux de tête (céphalées) par mois inférieur à 15.
La migraine chronique, quant à elle, est associée à 15 jours de céphalées ou plus par mois, pendant plus de 3 mois, et qui, au moins huit jours par mois, répondent aux critères ICHD-3 de la migraine avec ou sans aura. La survenue d’emblée d’une migraine chronique est rare ; elle évolue le plus souvent à partir d’une migraine épisodique, dont la fréquence des crises augmente. (1)
Il existe deux types de traitement : le traitement de crise et le traitement de fond.
Le traitement de crise peut être non-spécifique en cas de crise légère à modérée ou spécifique en cas de crise sévère d’emblée ou résistante.
Le traitement de fond à prendre régulièrement, aussi appelé traitement prophylactique, peut être instauré selon la fréquence et l’intensité des crises et leur impact sur le quotidien. (2)
Votre premier interlocuteur devrait être le médecin généraliste. Vous pouvez vous préparer à la consultation en notant vos symptômes et leur fréquence. Le médecin généraliste pourra établir un diagnostic de migraine et prescrire un traitement approprié. Si nécessaire, il pourra également vous orienter vers un neurologue, qui pourra confirmer ou affiner le diagnostic et ajuster le traitement. (3)
Si la migraine est trop invalidante, prenez rendez-vous avec votre médecin du travail. Il pourra constater l’incompatibilité entre votre poste et vos difficultés et proposer une solution d’aménagement que l’employeur ne pourra pas refuser si vous être reconnu travailleur handicapé.
La reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) permet de bénéficier d’un ensemble de mesures favorisant le maintien dans l’emploi ou l’accès à un nouvel emploi : aménagement des horaires de travail et adaptation de votre poste de travail (achat de matériels…). (4,5)
Probablement pas. En effet, la migraine s’améliore généralement pendant la grossesse, et ce chez 60 à 70 % des femmes. Cela est lié à l’augmentation du taux d’estrogènes dans le sang.
Toutefois, certaines femmes peuvent continuer à souffrir de migraines pendant toute la grossesse, et, chez une petite proportion d’entre elles, les migraines s’aggravent. (6)
Ce symptôme est fréquent : 70 % des personnes migraineuses indiquent avoir des douleurs au cou pendant la crise et 48 % ont mal au cou avant la crise. (7)
Des signaux douloureux envoyés par les muscles du cou par l’intermédiaire du tronc cérébral dans le complexe trigémino-vasculaire peuvent déclencher la migraine. Ces douleurs cervicales peuvent aussi être la conséquence d’une autre pathologie (arthrite rhumatoïde, hernie discale, fibromyalgie…). (7)
À l’inverse, la migraine elle-même peut aussi déclencher la douleur au cou. Cela se produit chez 68 % des patients. (8)
FR-NEUM-250001 - 03/2026