Qu’est-ce que la maladie de Parkinson ?


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Tout savoir sur la maladie de Parkinson en 3 min

FR-NEUP-200001-04/2020



Données clés en France

Plus de 270 000 personnes
touchées par cette maladie. (1)

2e maladie neurodégénérative
la plus fréquente après la
maladie d’Alzheimer. (2)

En moyenne, 1 personne sur 2
est diagnostiquée à 58 ans.
(1)

25 000 nouveaux cas
diagnostiqués chaque année. (3)

Une prévalence supérieure chez
les hommes. (4)



Mécanismes ­de la maladie


La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative qui se caractérise par la disparition des neurones dopaminergiques dans le cerveau.
Ces neurones interviennent dans la production de dopamine qui permet l’initiation et le contrôle des mouvements. (1)

Les neurones qui produisent
de la dopamine disparaissent
progressivement. ⁽¹⁾


La dopamine est un
neurotransmetteur impliqué dans
la motricité, son déficit entraîne
des troubles des mouvements. ⁽¹⁾


La quantité de dopamine produite n’étant plus suffisante, on observe des symptômes qui affectent la motricité : on parle de symptômes moteurs.

Des symptômes non moteurs peuvent accompagner, voire précéder, les symptômes moteurs comme la dépression, l’anxiété, les troubles du
sommeil… (2)

Les causes, mécanismes pathologiques et facteurs de risque mis en jeu dans la maladie de Parkinson sont encore mal connus à ce jour. Dans la grande majorité des cas, la maladie est dite « idiopathique », c’est à dire qu’on ne connait pas la cause d’apparition. (2,5)

Du point de vue des prédispositions génétiques, environ 15 % seraient des formes familiales. Le patient, en particulier si la maladie a débuté avant 50 ans, doit être interrogé sur ses antécédents familiaux. (2)

Certains facteurs environnementaux peuvent avoir un lien avec l’apparition de la maladie. Il est établi que les pesticides, insecticides et autres solvants organiques augmentent le risque de développer la maladie. (2,5,6)



Comment évolue la maladie de Parkinson?


La maladie de Parkinson évolue généralement lentement et il existe une grande variabilité dans sa progression et son retentissement dans la vie
de tous les jours. (2)

Une personne atteinte de la maladie de Parkinson et son entourage vont traverser 4 phases bien différenciées et de durée variable auxquelles
correspondent des symptômes, des stratégies thérapeutiques et des attitudes de compensation : (2)


1. Apparition des 1ers signes de la maladie (2)

Les premiers symptômes de la maladie apparaissent progressivement et peuvent être de
nature motrice (tremblements, akinésie, rigidité) ou non motrice (constipation, troubles de l’humeur…).
Chaque patient parkinsonien est différent et les mêmes symptômes ne sont pas retrouvés chez tous les
patients.

Seuls les symptômes moteurs permettent de diagnostiquer avec certitude la maladie de Parkinson ; il
peut se passer plusieurs années entre l’apparition des premiers symptômes, le diagnostic et le début du
traitement.

Le diagnostic est suivi d’une période émotionnellement très intense durant laquelle le patient doit
accepter la maladie et s’adapter aux premiers traitements.


2. Phase d’équilibre (2)

L’équilibre est retrouvé notamment avec la réponse au traitement par voie orale qui permet de gagner
en qualité de vie grâce à un contrôle des symptômes et de retrouver une certaine autonomie dans les
activités quotidiennes.

La maladie continue d’évoluer et les symptômes sont toujours présents, mais ils sont moins
handicapants.


3. Apparition des complications motrices (2,10)

Après plusieurs années de traitement par voie orale, une rupture de l’équilibre entre les symptômes et
le traitement est observée.

Apparaissent alors des fluctuations motrices et des dyskinésies, qui sont le reflet du caractère discontinu
de l’effet du traitement et de l’évolution de la maladie.

Ces fluctuations vont avoir un impact important sur l’autonomie ; le traitement oral pourra être ajusté et
les traitements de « seconde ligne » pourront être évoqués.


4. Phase tardive (2,10)

Les symptômes moteurs et non moteurs progressent et il est de plus en plus difficile de les maîtriser.

Les troubles touchant l’axe du corps sont de plus en plus handicapants, ils associent :

  • Une instabilité posturale et des chutes
  • Un piétinement sur place, un blocage au cours de la marche (freezing)
  • Des troubles de la parole et de la déglutition

Il est nécessaire d’être suivi(e) par une équipe pluridisciplinaire de professionnels de santé et une hospitalisation peut être discutée.
L’hospitalisation à domicile est possible si un aménagement de l’habitat est mis en place.



Quiz


VRAI ou FAUX ? Testez vos connaissances sur la maladie de Parkinson ! Ce sera peut-être l’occasion d’en apprendre un peu plus sur la maladie et
d’échanger avec votre entourage.

Le tremblement est le signe le plus fréquent de la maladie de Parkinson.

Le tremblement concerne 70 % des patients parkinsoniens au moment du diagnostic. Mais d’autres symptômes sont beaucoup plus
fréquents : les lenteurs du mouvement (“bradykinésie”) touchent 77 à 98 % des patients et la rigidité 89 à 99 %. (7)

Une IRM n’est pas nécessaire pour confirmer le diagnostic de maladie de Parkinson.

Le diagnostic repose sur l’examen clinique réalisé par le neurologue. Le recours à ces technologies n’est en général pas nécessaire, sauf en
ce qui concerne les formes précoces. (5)

La maladie de Parkinson est toujours héréditaire.

Dans la majorité des cas (85%), la maladie de Parkinson n’est pas héréditaire. Toutefois, des antécédents familiaux existent chez 15 % des
patients et une origine génétique (liée à un seul gène causal) est retrouvée dans 5 % des cas. (11)



  1. Ministère de la Santé et de la Prévention. La maladie de Parkinson. Disponible sur : https://sante.gouv.fr/soins-et-maladies/maladies/maladies-neurodegeneratives/article/la-maladiede-parkinson (Consulté le 08/02/2023).
  2. HAS. Guide du parcours de soins Maladie de Parkinson. Septembre 2016.
  3. Ministère des Affaires Sociales et de la Santé. Instruction N° DGOS/R4/2017/243 du 3 août 2017 relative aux missions des centres experts à vocation régionale pour la prise en charge de la maladie de Parkinson et des syndromes parkinsoniens.
  4. Santé publique France. Bulletin épidémiologique hebdomadaire. N°8-9. 10 avril 2018.
  5. Collège des Enseignants de Neurologie. Maladie de Parkinson. Disponible sur : https://www.cen-neurologie.fr/fr/deuxieme-cycle/maladie-parkinson (Consulté le 08/02/2023).
  6. Pesticides et effcets sur la santé. Nouvelles données. Inserm. 2021.Disponible sur : https://www.inserm.fr/expertise-collective/pesticides-et-sante-nouvellesdonnees2021#:~:text=Concernant%20l'­herbicide%20glyphosate%2C%20l,moins%20solides%­20­(pr%C3%A9somption%20faible). (Consulté le 08/02/2023).
  7. HAS. Maladie de Parkinson et syndromes apparentés : techniques et modalités de la prise en charge non médicamenteuse des troubles moteurs. 2016.
  8. Fernandes M, Pierantozzi M, Stefani A, et al. Frequency of Non-motor Symptoms in Parkinson’s Patients With Motor Fluctuations. Front Neurol. 2021;12:678373.
  9. Hou JG, Lai EC. Non-motor symptoms of Parkinson’s disease. Int J Gerontol.2007;1(2):53-64.
  10. Gershanik OS. Clinical problems in late-stage Parkinson’s disease. J Neurol. 2010; 257(S2):S288-S291.
  11. Inserm.fr. La science pour la santé. Maladie de Parkinson. Disponible sur : https://www.inserm.fr/dossier/parkinson-maladie/ (Consulté le 08/02/2023).