Pourquoi parler de ma maladie ?

Par peur d’inquiéter vos proches, vous préférez garder le silence ? Ce n’est pas une bonne solution, ni pour votre entourage qui ressentira votre anxiété sans en connaître la cause, ni pour vous. Choisissez le bon moment pour échanger à ce sujet. L’idéal est d’en parler lorsque vous vous sentirez prêt(e).(1)



A qui parler de ma maladie ?

Ma famille et mes amis

L’entourage se plaint fréquemment de manquer d’information.
À défaut d’un autre interlocuteur, c’est souvent à vous que revient la
mission d’informer, et même d’éduquer, ceux qui vivent à
vos côtés.(1)


Les associations de malades

Toutes les informations trouvées sur internet ne sont pas forcément
bonnes à prendre ; privilégiez les sites officiels, comme ceux des
associations de patients. Elles sauront vous orienter et vous
conseiller. Vous pourrez discuter avec les membres, évoquer vos
angoisses et vos doutes. Renseignez-vous, il existe peut-être une
antenne locale près de chez vous !


Mon équipe soignante

Tournez-vous vers votre équipe médicale ; elle est votre premier
point de contact. Un psychologue peut aussi vous aider. Des
consultations gratuites de psychologues sont proposées dans de
nombreuses régions pour les personnes porteuses du VHC. (1)

Vous hésitez à parler à votre médecin ? Certains points peuvent être
abordés avec votre infirmier(ère) ou votre pharmacien.



Comment parler de ma maladie ?

Il n’est pas toujours facile de parler de sa maladie. Cependant, avoir quelqu’un pour vous écouter quand le poids de votre maladie se fait trop lourd est essentiel ! En restant en contact avec votre entourage et en ayant ainsi un soutien moral, votre vie n’en sera qu’améliorée. 

  • Avant la consultation, notez sur un carnet les questions et remarques que vous souhaitez aborder avec lui.
  • Pendant votre consultation, expliquez à votre médecin qu’il y a certains points que vous souhaitez évoquer et sortez votre liste.
  • Essayez d’aborder sans appréhension les sujets qui vous préoccupent.
  • Écoutez les réponses de votre médecin. Si vous ne les comprenez pas, demandez-lui de vous expliquer d’une manière différente.
  • Vous vous sentez gêné(e) d’accepter l’aide proposée ? Acceptez l’aide de votre ami(e) et, si vous le souhaitez, en retour, proposez des activités, comme une séance de sport pour vous encourager mutuellement… ou encore de l’aider sur un autre aspect que vous maîtrisez.
  • Vous n’avez pas besoin de cette aide dans l’immédiat ? Explicitez à vos amis ce que vous ressentez
  • Il est important de ne pas se replier sur soi-même et de garder des contacts avec l’extérieur et les autres. (3)
  • Essayez de choisir le meilleur moment pour aborder le sujet. Ce n’est pas simple, mais vous avez le droit de vivre de belles histoires d’amour.
  • Avec des mots simples, expliquez ce qu’est l’hépatite C chronique et précisez que des traitements courts* permettent d’en guérir dans plus 95 % des cas. (4)

* Traitements courts : 8 à 12 semaines et plus rarement 16 à 24 semaines.(5)


Des mots simples pour expliquer ma maladie

Il n’est pas toujours aisé de trouver les bons mots pour expliquer votre maladie.

Allez à l’essentiel et dites les choses simplement : 

  • C’est une maladie longue du foie causée par un virus. (4)
  • Elle est transmise par le sang mais les risques de transmission peuvent être contrôlés. (6,7)


Comment faire face aux réactions des autres ?

Les malentendus avec l’entourage sont fréquents, car l’hépatite C est souvent asymptomatique : elle n’est pas visible physiquement. Ce décalage entre votre apparence et votre état de fatigue occasionne parfois des incompréhensions. (3)

Ce que vous pourriez entendre :


Quelques conseils pour mieux faire face à ces réactions :

  • Déterminez si le fait que cette personne comprenne votre état de santé est important pour vous ; la compréhension de votre conjoint(e) est certainement plus importante que celle d’un collègue.
  • Choisissez le bon moment et dites-lui que vous souhaitez discuter.
  • Prévoyez à l’avance ce que vous allez dire.
  • Essayez de ne pas faire culpabiliser cette personne ; méconnaître une maladie dont on ne souffre pas est fréquent.
  • Si vous pensez manquer de mots ou que vos explications ne sont pas suffisamment précises, vous pouvez l’inviter à consulter certains sites internet ou des brochures.


  1. Fédération SOS hépatites. Mon hépatite C, moi et les autres : les relations avec l’entourage. Edition 2016. Disponible sur :  http://www.soshepatites.org/plateforme/wp-content/uploads/2016/01/Etre_hepatant_03.pdf (consulté le 02/05/2023).
  2. Service public. Accès plus facile à un prêt immobilier pour les anciens malades du cancer. Droit à l'oubli. 01 juin 2022. Disponible sur : www.service-public.fr/particuliers/actualites/A15508 (consulté le 02/05/2023).
  3. Fédération SOS hépatites. C’est dans ma tête ou c’est l’hépatite : fatigue et troubles de l’humeur. Edition 2016. Disponible sur : https://soshepatites.org/wp-content/uploads/2016/07/Etre_hepatant_08_2016.pdf (consulté le 02/05/2023).
  4. OMS. Hépatite C. 24 juin 2022. Disponible sur : www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/hepatitis-c (consulté le 02/05/2023).
  5. HAS. Prise en charge de l’hépatite C par les médicaments antiviraux d’action directe (AAD). 7 décembre 2016.
  6. Ameli. Comprendre l’hépatite C. 24 novembre 2022. Disponible sur : https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/hepatite-c/comprendre-hepatite#text_5368 (consulté le 05/05/2023).
  7. Ameli. Les symptômes, le diagnostic et l’évolution de l’hépatite C. 23 novembre 2022. Disponible sur : https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/hepatite-c/symptomes-diagnostic-evolution (consulté le 05/05/2023).

FR-VHCV-220119 - 10/2023