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DOSSIER : Vivre avec la maladie de Parkinson

Troubles psychiques liés à la maladie de Parkinson

Éviter l’anxiété 1

L’anxiété est fréquemment associée à la dépression, et concerne environ 40% des patients parkinsoniens. 3, 4, 5

Comment se manifeste-t-elle ?

Par une propension excessive à se faire du souci, une fatigabilité, des difficultés de concentration ou des trous de mémoire, une irritabilité, des perturbations du sommeil en particulier des difficultés d’endormissement ou des réveils nocturnes. Cette anxiété peut être fluctuante au cours de la journée.1

Quelques pistes pour limiter son anxiété :

  • Intégrer le besoin de temps supplémentaire pour se préparer,
  • Apprendre à reconnaître ses phases « OFF »,
  • Anticiper ses phases de blocage et organiser la journée selon le rythme des prises de médicaments,
  • Adapter les modes de transport,
  • Prévoir les médicaments en suffisance conformément à la prescription médicale…

Un état dépressif peut faire partie de la maladie 1

Il est actuellement bien établi que les personnes parkinsoniennes sont plus susceptibles que d’autres de développer un état dépressif.

Plusieurs études suggèrent que les symptômes dépressifs pourraient concerner de 40 à 50 % des patients au cours de leur maladie.2, 3, 4

La dépression fait partie des symptômes non moteurs. Elle se traduit par une tristesse de l’humeur, un pessimisme et une crainte de l’avenir. Chez certaines personnes, de même que pour l’anxiété, la symptomatologie dépressive est fluctuante au cours de la journée et rythmée par les prises médicamenteuses (des moments d’euphorie peuvent alterner avec des épisodes de tristesse et d’angoisse).

Le recours à des traitements antidépresseurs est parfois nécessaire et un soutien psychologique peut être assuré par un psychologue clinicien.2

Des troubles du comportement peuvent apparaître chez certains

Des troubles du comportement, tels que le besoin irrépressible de jouer (jeu de grattage, tiercé), les achats compulsifs, une boulimie ou une hypersexualité, ont été rapportés chez certaines personnes atteintes de la maladie de Parkinson qui reçoivent un traitement médicamenteux. Ils concernent près de 15 % des patients parkinsoniens.5

Ces “troubles du contrôle des impulsions” ont fait l’objet d’une attention particulière au cours des dernières années en raison de leurs conséquences familiale, sociale et professionnelle.

Leur fréquence, les facteurs favorisants et l’influence des différents traitements antiparkinsoniens sont désormais établis. Les principaux facteurs favorisants identifiés sont les traitements et la personnalité du patient.

Un début précoce de la maladie, des antécédents familiaux d’alcoolisme et une histoire de consommation de drogue peuvent être associés à un risque plus élevé de troubles du contrôle des impulsions 6,7.

Leurs prises en charge sont avant tout préventives, et nécessitent une information claire du patient et de l’aidant principal.

Ces troubles n’apparaissent que chez certains individus et sont liés à la prise du médicament. En prendre conscience permet de mieux les gérer. Parlez-en à votre médecin.2

Références

  1. Hemmerle A, Herman J, Seroogy K. Stress, depression and Parkinson’s disease. Experimental Neurology. 2012;233(1):79-86.
  2. HAS. Guide du parcours de soins Maladie de Parkinson. Septembre 2016.
  3. Vanderheyden JE, Bouilliez DJ. Traiter le Parkinson. Éd. De Boeck 2010
  4. Dujardin K, Defebvre L. Neuropsychologie de la maladie de Parkinson et des syndromes apparentés. Éd. Elsevier Masson 2007.
  5. Defebvre L, Vérin M. La maladie de Parkinson. Éd. Elsevier Masson 2015.
  6. Factors influencing susceptibility to compulsive dopaminergic drug use in Parkinson disease. A.H. Evans; A.D. Lawrence, PhD, FRACP; J. Potts, PhD; S. Appel, MD; and A.J. Lees, MD, FRCP
  7. Impulsive and compulsive behaviors in Parkinson’s disease. Guoxin Zhang, Zhentao Zhang, Ling Liu, JiaolongYang, Jinsha Huang, Nian Xiong and TaoWang

FR-NEUR-200011-06/2020

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