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DOSSIER : Quotidien

Concilier travail et maladie chronique

Vous êtes déterminé(e) à vous épanouir dans votre travail et motivé(e) à prouver aux autres que la vie avec votre maladie est possible ? Que la maladie ne rend pas moins compétent ? Pas moins que votre traitement ? Vous avez raison ! Conserver une activité professionnelle n’est pas incompatible avec une maladie inflammatoire chronique… l’important est de prendre en compte toutes les contraintes pour mieux les surmonter et gérer son angoisse ou son appréhension.

Démarrer un nouveau travail ?

Changer d’entreprise ou réorienter sa voie professionnelle exige évidemment de se poser les bonnes questions : de quoi ai-je envie ? De quoi suis-je capable ? Quelles sont les contraintes que m’impose ma maladie ? Si vous êtes un peu perdu(e), pourquoi ne pas faire un bilan de compétences ? Cela vous aidera à mieux définir votre projet et qui sait… .

Sachez qu’il existe une panoplie de solutions (comme la reconnaissance de travailleur handicapé, l’aménagement des horaires, le temps partiel thérapeutique ou encore le télétravail…) pour vous faciliter la vie et ainsi la prise d’un traitement de façon régulière.

Parler de votre maladie à votre employeur ?

N’oubliez pas votre droit le plus élémentaire lors de votre entretien d’embauche : celui de ne pas répondre à toute question liée à votre santé. En revanche, une fois en poste, il est dans votre intérêt d’évoquer votre maladie avec votre employeur et le médecin du travail… surtout si vous avez besoin d’un aménagement de votre poste de travail ou si vous devez vous absenter régulièrement. Pour mémoire, le médecin du travail est tenu au secret professionnel.

Informer vos collègues de travail ?

Rien ne vous oblige à parler de votre maladie au travail : il s’agit là d’une décision personnelle. Cela dépend de la gravité de votre maladie, de son impact sur les autres et sur votre métier. Si vous hésitez, gardez en tête que maintenir le secret sur votre maladie peut augmenter votre anxiété et votre niveau de stress… et donc, par ricochet, aggraver votre état.

En effet, l’univers professionnel peut parfois être impitoyable. Les regards de vos collègues, les discussions à la machine à café et autres réflexions concernant vos horaires, votre absentéisme ou vos allées et venues aux toilettes… tout cela peut commencer à vous peser. Dans ce cas, autant discuter franchement et en expliquer la cause. Une fois vos collègues correctement informés, ils feront preuve d’une plus grande compréhension et cela pourra faciliter la mise en place d’une organisation d’équipe.

Les bons mots pour parler de votre maladie

Si vous décidez de parler de votre maladie sur votre lieu de travail, réfléchissez soigneusement à ce que vous souhaitez, ou non, dire. Rien ne sert de vous lancer dans un exposé : vous n’êtes pas obligé(e) de tout dévoiler.

Allez à l’essentiel et dites les choses simplement :

  • C’est une maladie inflammatoire chronique, qui évolue par poussées ;
  • Votre maladie n’est absolument pas contagieuse ;
  • Il existe des traitements, dont celui que vous suivez actuellement.

Le statut de travailleur handicapé (1)

Le terme « handicapé » heurte peut-être votre sensibilité car il ne représente pas la réalité de votre quotidien… Mais ce statut présente de nombreux avantages intéressants : soutien pour mieux vivre au travail, abaissement de l’âge pour profiter d’une retraite à taux plein, stage de réorientation ou une formation professionnelle rémunérée par l’Agefiph (Association de Gestion du Fonds pour l’Insertion professionnelle des Personnes Handicapées) … Alors n’hésitez pas à vous renseigner sur votre éligibilité à ce statut !

Sources:

1. Agefiph « Faire reconnaître son handicap ». Disponible à
https://www.agefiph.fr/sites/default/files/medias/fichiers/2019-08/AGEFIPH-DEPLIANTFaire-connaitre-son-handicap_WEB.pdf . Consulté le 02/06/2020.

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