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DOSSIER : Quotidien

Arrêt du tabac et maladie inflammatoire chronique

Arrêter de fumer fait partie du traitement des maladies inflammatoires chroniques. Mais il n’est pas toujours simple d’arrêter de fumer.

Voici quelques conseils pratiques pour les fumeurs, en fonction de leur cheminement vers l’arrêt du tabac… ainsi que des informations sur les différentes aides pour abandonner la cigarette.

Les principaux freins à l’arrêt du tabac

« Je fume et je n’ai pas envie d’arrêter »

Pour les fumeurs qui n’ont pas encore envie d’arrêter, il est bon de rappeler quelques notions sur les méfaits du tabac :

  • La fumée de tabac est composée de près de quatre mille substances différentes. Toutes sont toxiques excepté la nicotine. Elle est responsable de la dépendance physique et n’est pas toxique à la dose contenue dans une cigarette¹.
  • La fumée de tabac comporte du monoxyde de carbone, qui se fixe sur les globules rouges à la place de l’oxygène. Le monoxyde de carbone empêche une bonne oxygénation des tissus, ce qui peut ralentir le processus de cicatrisation¹.
  • Le tabagisme a un impact important chez les personnes atteintes de Polyarthrite Rhumatoïde aggravant la maladie².
  • Enfin, il faut tenir compte du fait que, lors de l’arrêt du tabac, le monoxyde de carbone est totalement éliminé en 48 heures.

Alors, on essaie d’arrêter ?

« Je souhaite arrêter de fumer mais j’ai peur d’être stressé(e) »

L’irritabilité ressentie lors des premiers jours de l’arrêt du tabac est l’un des symptômes du manque de nicotine. Elle justifie à elle seule le traitement de substitution nicotinique. Ce traitement vise à faire disparaître totalement l’irritabilité liée au manque. L’arrêt du tabac n’aggravera donc pas la maladie par un surcroît de stress dans ce cas.

« Je souhaite arrêter le tabac mais j’ai peur de grossir »

Il faut savoir que la prise de poids n’est pas systématique lors de l’arrêt du tabac.

La prise de poids correspond le plus souvent à la compensation, par l’alimentation, de la perte « d’oralité » liée à l’arrêt du tabac ; mais aussi à un « faux message cérébral » de faim correspondant à un manque de nicotine.

Voici deux consignes à respecter lors de tout arrêt du tabac :

  • A poids stable, ne strictement rien changer à son alimentation lors des premiers jours d’arrêt du tabac : pas plus, pas moins.
  • Si vous éprouvez des sensations de faim à des horaires ne correspondant pas à un repas : il s’agit d’un signe de manque de nicotine. Les comprimés ou les gommes de nicotine sont alors une bonne réponse.

« J’ai décidé d’arrêter de fumer »

Bravo ! Pour mettre un maximum de chances de votre côté, n’hésitez pas à recourir à des aides, médicamenteuses ou non médicamenteuses.

Les aides à l’arrêt du tabac

Les aides médicamenteuses

La substitution nicotinique est le traitement de première intention dans l’aide à l’arrêt du tabac. Ce traitement se présente sous forme de timbre ou « patch », de comprimé, de gomme à mâcher, mais aussi d’inhalateur ou de spray buccal.

Afin d’optimiser ce traitement il est souvent plus judicieux d’associer le patch à la substitution orale. Il n’existe aucune contre-indication, en particulier cardiaque ou neurologie, à ce type de traitement. La substitution nicotinique est en vente sans ordonnance en pharmacie. Demandez conseil à votre pharmacien.

En cas de difficulté, demandez conseil à votre médecin qui pourra, selon votre cas, vous prescrire un traitement.

Les aides non médicamenteuses

Il existe, sur tout le territoire, des consultations d’aide à l’arrêt du tabac. Ce sont des consultations médicales qui assurent un suivi avant, pendant et après l’arrêt du tabac. La plupart d’entre elles sont prises en charge ou gratuites, et assurées par des médecins, sages-femmes ou infirmières tabacologues.

La liste des praticiens est disponible sur le site tabac-info-service.fr (bouton « je trouve un tabacologue »).

Le service TABAC INFO SERVICE propose également un e-coaching gratuit (sous la forme d’une application à télécharger sur vore smartphone), ainsi qu’un suivi téléphonique personnalisé par un tabacologue au 3989.

Il existe également des prises en charge très diverses et variées comme l’acupuncture, l’auriculothérapie, la sophrologie, l’hypnose… dont, pour l’instant, l’efficacité n’a été prouvée par aucune étude scientifique.

Arrêt du tabac : ce qu’il faut retenir

  • Arrêter de fumer n’est pas toujours facile et il peut être intéressant de prendre l’avis de votre médecin qui pourra vous venir en aide ou, le cas échéant, vous renvoyer vers un spécialiste.
  • Arrêter de fumer, c’est diminuer les risques pour votre santé et celle de votre entourage.
  • Arrêter de fumer fait également partie de la prise en charge globale des maladies inflammatoires chroniques.

Sources :

  1. INPES – La composition de la fumée de tabac
  2. HAS – Guide Affection Longue Durée – Polyarthrite évolutive grave – Avril 2008

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