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DOSSIER : Traitement par anti-TNF alpha

Tout savoir sur les anti-TNF alpha

Qu’est-ce que le TNFα (TNF alpha) ?

Le TNFα (Tumor Necrosis Factor – facteur de nécrose tumorale) est une protéine sécrétée par les lymphocytes T (variété de globules blancs) qui intervient dans le processus inflammatoire(1) et les réactions immunitaires.

Le TNFα est une molécule présente naturellement dans l’organisme. C’est un acteur de l’inflammation et de la défense immunitaire.

L’inflammation peut se manifester par une rougeur (érythème), un gonflement (œdème) ou une douleur.

Elle peut également entraîner une altération de l’organe touché (handicap fonctionnel) comme par exemple une difficulté à bouger une articulation ou des lésions des intestins.

Au cours de certaines maladies telles que la maladie de Crohn, la rectocolite hémorragique, la spondylarthrite ankylosante, la polyarthrite rhumatoïde, le rhumatisme psoriasique, ou encore le psoriasis en plaques, le TNFα est synthétisé en trop grande quantité et est responsable de l’inflammation des tissus (articulations, intestin, peau…) et à long terme de leur altération.(2)

Qu’est-ce qu’un anti-TNFα ?

Les anti-TNFα sont des biomédicaments qui bloquent l’action du TNFα. Il s’agit d’anticorps ou de récepteurs dirigés contre cette molécule. Ils ont la capacité de se fixer sur lui et de bloquer l’action du TNFα en excès. Cette action permet une diminution de l’inflammation des tissus. Ainsi, chez une personne atteinte de maladie inflammatoire chronique, le traitement a pour conséquence une réduction des symptômes de la maladie.

A qui peut être proposé un anti-TNFα ?

Votre médecin spécialiste ( gastro-entérologue, rhumatologue, pédiatre, interniste, dermatologue, ophtalmologiste…) peut prescrire un anti-TNFα à certains patients atteints de maladies inflammatoires chroniques, lorsque les traitements médicaux dits conventionnels ne sont pas ou ne sont plus efficaces, ou sont mal tolérés. Pour avoir plus d’informations sur les indications de votre traitement, vous devez demander à votre médecin spécialiste et/ou vous reporter à la notice du médicament.

A-t-on suffisamment de connaissances sur les anti-TNFα ?

En France, plus de 126 500 patients ont été traités par un anti TNFα en France en 2018. Le recul depuis une dizaine d’années a permis de mettre en place des recommandations pour l’utilisation optimale de ces traitements et surtout pour minimiser les effets indésirables.(7)

Votre médecin ou votre pharmacien vous expliquera les bénéfices et les contraintes d’un traitement par anti-TNFα ainsi que leur bon usage. N’hésitez pas à leur poser vos questions sur les risques potentiels et sur la surveillance de ces risques.

Quels bénéfices attendre d’un anti-TNFα ?

Anti-TNFα et Rhumatismes Inflammatoires Chroniques (RIC)(8)

Les maladies auto-immunes qui touchent les articulations sont appelées des Rhumatismes Inflammatoires Chroniques (RIC). Les plus fréquentes sont la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite axiale/ankylosante et le rhumatisme psoriasique.

Aujourd’hui, on ne connaît pas les causes de ces rhumatismes inflammatoires chroniques mais on maîtrise mieux les mécanismes d’inflammation qui provoquent leurs symptômes. Les anti-TNFα agissent sur ces mécanismes.

Les anti-TNFα sont destinés à inactiver l’action du TNFα, substance secrétée par de nombreuses cellules de l’organisme et qui intervient de façon majeure dans les processus inflammatoires de rhumatisme inflammatoire chronique, et en partie responsable des symptômes observés chez ces malades.

Les traitements actuels ne peuvent guérir les rhumatismes inflammatoires chroniques, mais ils luttent contre la douleur, l’inflammation, l’enraidissement et la fatigue. Ils peuvent favoriser des périodes de rémission. Ils améliorent la qualité de vie car ils permettent de limiter la perte de mobilité et contribuent à préserver le dos ou les articulations atteintes.(8)

Articulation normale et articulation touchée par la polyarthrite rhumatoïde
Schéma d’une articulation normale
et une articulation touchée dans une polyarthrite rhumatoïde.

Anti-TNFα et Maladies Inflammatoires Chroniques des Intestins (MICI)

Les Maladies Inflammatoires Chroniques des Intestins ou « MICI » sont des maladies auto-immunes qui touchent les intestins : il s’agit de la maladie de Crohn et de la rectocolite hémorragique.

Aujourd’hui, on ne connaît pas les causes des MICI mais on maîtrise mieux les mécanismes d’inflammation qui provoquent leurs symptômes. Les anti-TNFα agissent sur ces mécanismes.

Les anti-TNFα sont destinés à bloquer les effets du TNFα, molécule inflammatoire produite en excès par l’organisme chez les personnes souffrant de MICI, et en partie responsable des lésions intestinales observées chez ces malades. (9)(10)

Les médicaments actuels permettent généralement un contrôle durable de la maladie. En revanche, ils ne permettent pas d’en guérir.

Le traitement des MICI a deux objectifs :

  • traiter les poussées de la maladie : douleurs abdominales, diarrhées, etc., c’est le traitement d’attaque ;
  • prévenir ses rechutes et ses complications : c’est le traitement d’entretien, à prendre de façon régulière.

Comme tous les médicaments, ceux utilisés pour traiter les MICI peuvent occasionner des effets indésirables. Votre médecin vous précisera lesquels en fonction du traitement qui vous est prescrit.(9)(10)

schéma de coupe d'intestin au cours d'une maladie de crohn
Schéma d’une coupe d’intestin au cours d’une maladie de Crohn

Anti-TNFα et psoriasis

Le psoriasis est une maladie dépendante du système immunitaire qui touche la peau. Il existe plusieurs formes de psoriasis dont la plus fréquente est le psoriasis en plaques. Le psoriasis n’est pas une maladie limitée à la peau et peut s’associer dans 30% des cas à une atteinte inflammatoire des articulations : le rhumatisme psoriasique.(11)

Aujourd’hui, on ne connaît pas les causes du psoriasis mais on maîtrise mieux les mécanismes d’inflammation qui provoquent les plaques rouges recouvertes de squames. Les anti-TNFα agissent sur ces mécanismes.

Les anti-TNFα sont destinés à bloquer les effets du TNFα, molécule inflammatoire produite en excès par l’organisme chez les personnes souffrant de psoriasis en plaques, et en partie responsable des symptômes observés chez les malades.(3)

Le but du traitement du psoriasis est :

  • L’amélioration de l’aspect de la peau et des symptômes associés :
    • Diminution voire disparition du nombre et de la taille des plaques cutanées,
    • Diminution voire disparition de l’érythème (rougeur), des squames et de l’inflammation cutanée (épaisseur des plaques)
    • Diminution voire disparition des démangeaisons, du tiraillement, des picotements et des douleurs de la peau,
    • Diminution de l’inflammation mesurée dans vos analyses de sang par la vitesse de sédimentation (V.S.) et la protéine C-réactive (C.R.P.),
  • L’amélioration de la qualité de vie en réduisant les composantes de la maladie qui vous gênent au quotidien (regard des autres, démangeaison, aspect de la peau, fatigue…)(12)

Le psoriasis ne se guérit pas mais la meilleure connaissance et le recul sur les traitements proposés permettent de mieux contrôler les poussées et son évolution.(16)

Certains anti-TNFα sont des anticorps monoclonaux utilisés comme traitement immunosuppresseur. Ils sont prescrits dans les psoriasis en plaques modérés à sévères en l’absence de réponse aux autres traitements ou en cas de contre-indication aux thérapeutiques habituelles.(14)

Normal skin : Peau normal
Keratin layer : couche de kératine
Epidermis : épiderme
Dermis : derme
Subcutaneous layer : couche sous-cutanée
Scales : écailles
Inflamed skin : peau enflammée

Les anti-TNFα sont-ils tous les mêmes ?

Traitement des Rhumatismes Inflammatoires Chroniques (RIC)

De manière générale, il existe aujourd’hui plusieurs anti-TNFα indiqués dans différentes pathologies.

Les anti-TNFα sont actuellement utilisés dans les rhumatismes chroniques inflammatoires comme la polyarthrite rhumatoïde, la spondylarthrite axiale/ankylosante et le rhumatisme psoriasique.

Leur mécanisme d’action est proche, mais leur voie d’administration diffère (perfusion intraveineuse à l’hôpital ou injection sous-cutanée à domicile) ainsi que leur fréquence d’injection.

La voie sous-cutanée

L’injection sous-cutanée permet d’administrer le médicament sous la peau.

Les anti-TNFα administrés par voie sous-cutanée sont utilisables au domicile et auto-injectables. C’est-à-dire que le malade (ou un proche) peut la réaliser lui-même après une formation adaptée du médecin ou de l’infirmière.

Le rythme des injections est variable entre les médicaments : 2 fois par semaine, 1 fois par semaine, 1 fois tous les 2 semaines ou 1 fois par mois en fonction de la prescription de votre médecin spécialiste.

La voie intraveineuse

Le traitement par voie intraveineuse est administré en général à l’hôpital, lors d’une hospitalisation d’une ½ journée pour une perfusion dans une veine à un rythme qui dépend de la décision de votre médecin spécialiste.

Le choix du traitement anti-TNFα

Il faut savoir qu’à ce jour, les médecins ne disposent pas d’études comparant directement l’efficacité des différents anti-TNFα disponibles dans les rhumatismes inflammatoires chroniques.

Chacune des voies d’injection possède des avantages et des contraintes dont vous pourrez discuter avec votre médecin. Le médecin reste le meilleur juge de l’efficacité et de la tolérance des traitements et peut discuter avec vous du mode d’administration puisque celui-ci peut avoir un impact sur votre vie sociale et/ou professionnelle.

Objectifs du traitement dans les RIC

Les anti-TNFα ne permettent pas de guérir la maladie inflammatoire dont vous souffrez mais d’en améliorer les symptômes.(8)

Comme tout médicament, ils ne permettent pas de soulager tous les patients.

Les différents traitements prescrits dans le cadre de votre maladie (anti-TNFα ou autres) peuvent à tout moment être modifiés par votre médecin spécialiste.

Les effets indésirables de ces traitements sont aujourd’hui mieux connus avec le recul d’expérience, mais restent un point de vigilance important.

Votre spécialiste reste le seul juge de l’efficacité de vos traitements, il est votre interlocuteur privilégié pour répondre à vos interrogations sur le traitement par anti-TNFα.

Traitement des Maladies Inflammatoires Chroniques des Intestins (MICI)

Il existe aujourd’hui plusieurs anti-TNFα indiqués dans différentes pathologies, dont la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique.

Leur mécanisme d’action est proche, mais leur voie d’administration diffère (perfusion intraveineuse à l’hôpital ou injection sous-cutanée qui peut être faite à domicile) ainsi que leur fréquence d’injection.

La voie sous-cutanée

L’injection sous-cutanée permet d’administrer le médicament sous la peau.

Les anti-TNFα administrés par voie sous-cutanée sont utilisables à domicile et auto-injectables. C’est-à-dire que le malade (ou un proche) peut la réaliser lui-même après une formation adaptée du médecin ou de l’infirmière.

La voie intraveineuse

Le traitement par voie intraveineuse est administré en général à l’hôpital, lors d’une hospitalisation d’une ½ journée pour une perfusion dans une veine.

Le choix du traitement anti-TNFα

Il faut savoir qu’à ce jour, les médecins ne disposent pas d’études comparant directement l’efficacité des différents anti-TNFα disponibles dans les maladies inflammatoires de l’intestin.

Chacune des voies d’injection possède des avantages et des contraintes dont vous pourrez discuter avec votre médecin. Le médecin spécialiste reste le meilleur juge de l’efficacité des traitements et peut discuter avec vous du mode d’administration puisque celui-ci peut avoir un impact sur votre vie sociale et/ou professionnelle.

Objectifs du traitement dans les MICI

L’objectif du traitement est la réduction des symptômes, la cicatrisation de la muqueuse, c’est-à-dire la cicatrisation des lésions intestinales, et la disparition de toute forme d’inflammation.(5)

Les anti-TNFα ne permettent pas de guérir la maladie inflammatoire mais ils en améliorent les symptômes et ralentissent son évolution.(9)

Les différents traitements prescrits dans le cadre de votre maladie (anti-TNFα ou autres) peuvent à tout moment être modifiés par votre médecin spécialiste en cas de réapparition ou d’aggravation des symptômes, ou en cas de rémission prolongée dans le temps (disparition des symptômes sur une longue période). Seul votre spécialiste peut décider de modifier votre traitement par anti-TNFα .

Les effets indésirables de ces traitements sont aujourd’hui mieux connus avec le recul d’expérience, mais restent un point de vigilance.

Votre spécialiste reste le seul juge de l’efficacité de vos traitements, il est votre interlocuteur privilégié pour répondre à vos interrogations sur le traitement par anti-TNFα.

Traitement du psoriasis en plaques

De manière générale, il existe aujourd’hui plusieurs anti-TNFα indiqués dans différentes pathologies inflammatoires dont le psoriasis en plaques.

Leur mécanisme d’action est proche, mais leur fréquence d’injection et leur voie d’administration diffère (perfusion intraveineuse à l’hôpital ou injection sous-cutanée à domicile).

Selon le traitement choisi, une dose plus importante est parfois nécessaire à l’initiation du traitement.

La voie sous-cutanée

L’injection sous-cutanée permet d’administrer le médicament sous la peau.

Les anti-TNFα administrés par voie sous-cutanée sont utilisables au domicile et auto-injectables. C’est-à-dire que le malade (ou un proche) peut la réaliser lui-même après une formation adaptée du médecin ou de l’infirmière. Le rythme des injections est variable entre les médicaments : 2 fois par semaine, 1 fois par semaine ou 1 fois toutes les 2 semaines en fonction de la prescription de votre médecin spécialiste.

La voie intraveineuse

Le traitement par voie intraveineuse est administré en général à l’hôpital dans le but de limiter les infections, lors d’une hospitalisation d’une ½ journée pour une perfusion dans une veine.

Le choix du traitement anti-TNFα

Il faut savoir qu’à ce jour, les médecins ne disposent pas d’études comparant directement l’efficacité des différents anti-TNFα disponibles dans le psoriasis en plaques.

Chacune des voies d’injection possède des avantages et des contraintes dont vous pourrez discuter avec votre médecin. Le médecin spécialiste reste le meilleur juge de l’efficacité des traitements et peut discuter avec son patient du mode d’administration puisque celui-ci peut avoir un impact sur sa vie sociale et/ou professionnelle.

Objectifs du traitement dans le psoriasis

Les anti-TNFα permettent d’améliorer considérablement les symptômes du psoriasis en plaques sans toutefois le guérir définitivement.

Comme tout médicament, ils ne permettent pas de soulager tous les patients.(13)

Les traitements prescrits dans le cadre de votre maladie (anti-TNFα ou autres) peuvent à tout moment être modifiés par votre médecin spécialiste en cas de réapparition ou d’aggravation des symptômes, ou en cas de rémission prolongée dans le temps (disparition des symptômes sur une longue période). Seul votre spécialiste peut décider de modifier votre traitement par anti-TNFα.

Les effets indésirables de ces traitements sont aujourd’hui mieux connus avec le recul d’expérience, mais restent un point de vigilance.

Votre médecin spécialiste reste le seul juge de l’efficacité et de la tolérance de vos traitements, il est votre interlocuteur privilégié pour répondre à vos interrogations sur le traitement par anti-TNFα.

Pour en savoir plus, consultez notre brochure :

Sources :

  1. France Psoriasis– Le Dictionnaire du psoriasis – Définition de l’anti-TNF. https://francepsoriasis.org/lassociation/documentation/dictionnaire/#T (consulté le 15/11/ 2019).
  2. Tracey et al, Tumor necrosis factor antagonist mechanisms of action: a comprehensive review. Pharmacol Ther.2008 Feb;117(2) – Pages 244-79
  3. Société du Collège National de Pharmacologie Médicale, Les anti-TNFα – Disponible à https://pharmacomedicale.org/medicaments/par-specialites/item/anti-tnf-alpha (consulté le 15/11/2019).
  4. Société Française de Rhumatologie – La rhumatologie pour tous. Qu’est-ce que la PR ? – disponible à http://public.larhumatologie.fr/grandes-maladies/polyarthrite-rhumatoide/quest-ce-quune-polyarthrite-rhumatoide-pr. (consulté le 15/11/2019).
  5. AFA – Vaincre la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique – Disponible à https://www.afa.asso.fr/categorie/maladie-de-crohn-rch/traitements.html (Consulté le 15/11/2019).
  6. Mayo clinic – How psoriasis develops – Disponible à http://www.mayoclinic.org/diseases-conditions/psoriasis/multimedia/how-psoriasis-develops/img-20006861 – (Consulté le 15/11/2019).
  7. Données externes open data issues du système national d’information interrégimes de l’Assurance Maladie. (Consulté le 15/11/2019).
  8. HAS – Guide Affection Longue durée Polyarthrite rhumatoïde évolutive grave – Avril 2008.
  9. HAS – Guide Affection Longue durée – Maladie de Crohn – Mai 2008.
  10. HAS – Guide affection de longue durée – Rectocolite Hémorragique évolutive – Mai 2008.
  11. Dubertret L. Le psoriasis, de la clinique au traitement. Editions Med – Octobre 2010.
  12. INSERM (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale) – Disponible à https://www.inserm.fr/thematiques/physiopathologie-metabolisme-nutrition/dossiers-d-information/psoriasis (Consulté le 15/11/2019).
  13. France Psoriasis – Disponible à https://francepsoriasis.org/lassociation/documentation/traitement-du-psoriasis/  (Consulté le 15/11/2019).
  14. Ameli,https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/psoriasis/traitement (Consulté le 15/11/2019).
  15. Association Française de formation médicale continue en hépato-gastro-entérologie http://www.fmcgastro.org//wp-content/uploads/file/pdf-2016/315_322_Carbonnel.pdf (Consulté le 15/11/2019]).
  16. https://francepsoriasis.org/psoriasis/ (consulté le 15/11/2019).

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